Le gaspillage alimentaire est un manque d’imagination

Le gaspillage alimentaire est un problème d’une telle ampleur qu’il est difficile d’en mesurer toute l’étendue.

Les gros titres consacrés au développement durable s’accompagnent souvent d’images de déchets entassés dans les décharges ou flottant dans les océans. Les emballages en plastique sont fréquemment présentés comme les grands responsables des problèmes environnementaux de notre planète. S’il est indéniable que l’utilisation excessive de plastique constitue un problème majeur, son impact sur les émissions reste bien inférieur à celui de la crise du gaspillage alimentaire.

L’OCDE estime que les plastiques représentent 3,4 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre (GES) sur l’ensemble de leur cycle de vie. Selon WRAP, le gaspillage alimentaire est responsable de 8 à 10 % des émissions mondiales de GES, tandis que près d’un tiers de la nourriture produite dans le monde est gaspillée. Notre incapacité à lutter contre ce problème avec l’ampleur nécessaire témoigne d’un échec des secteurs de l’alimentation et de l’emballage, dont notre planète paie le prix.

À l’origine du problème

Une part importante de ce gaspillage se produit dans les foyers : selon les estimations de l’ONU, 11 % de l’ensemble des aliments disponibles au stade de la consommation sont jetés. Toutefois, les secteurs de la restauration et de l’hôtellerie ne sont pas exempts de responsabilité : ils gaspillent environ 5 % de tous les aliments dont ils disposent. Cela peut sembler peu, mais représente près de 200 000 tonnes de déchets alimentaires chaque année au Royaume-Uni, pour un coût considérable de 682 millions de livres sterling par an.

Ce gaspillage prend de nombreuses formes. Les restes laissés par les clients en représentent 34 %, tandis que 21 % sont dus à la détérioration des aliments. Cela signifie que plus de la moitié des déchets alimentaires des restaurants sont liés à des achats excessifs de stocks et à une mauvaise estimation des portions appropriées.

Ces constats se reflètent dans les quantités considérables de pommes de terre gaspillées chaque année. Modeste, polyvalente et économique, la pomme de terre est aussi l’aliment le plus gaspillé au Royaume-Uni. Une grande partie de ce gaspillage provient des portions trop généreuses de purée et de frites servies aux clients. Les épluchures de pommes de terre contribuent également de manière significative au volume total des déchets.

Le même phénomène touche les ingrédients des salades, comme les feuilles de salade et les tomates. Les restaurants peuvent remplir généreusement les assiettes de salade afin de donner aux clients l’impression d’en avoir pour leur argent. Cependant, cette pratique peut entraîner des achats excessifs de fruits et légumes très périssables, dont beaucoup se détériorent avant même d’être servis.

Tout ce gaspillage peut être évité. Cette affirmation peut sembler audacieuse : après tout, comment un restaurant peut-il anticiper le cas occasionnel d’un client dont les yeux sont plus gros que le ventre ? Pourtant, tendre vers un restaurant sans gaspillage est un objectif réaliste que le secteur devrait chercher à atteindre.

Réduire progressivement le problème

Le développement durable est un sujet complexe aux multiples facettes, difficile à aborder dans son ensemble. Mais cette complexité rend d’autant plus important le rôle des entreprises pionnières, capables de faire preuve d’imagination et de leadership pour impulser un changement à l’échelle mondiale. Cette transformation ne se fera pas du jour au lendemain. Elle commencera par quelques entreprises avant de prendre de l’ampleur et de devenir un mouvement collectif.

Face à un problème aussi complexe, il n’existe pas de solution miracle. En revanche, des dizaines de petites mesures peuvent être mises en place par les entreprises pour contribuer à l’effort collectif.

Utiliser les restes alimentaires pour produire du compost destiné aux jardins d’herbes aromatiques sur place est une approche originale permettant de réduire les déchets. Du côté des solutions technologiques, des applications peuvent mettre en relation les professionnels de la restauration avec des revendeurs de surplus alimentaires et des associations caritatives susceptibles de récupérer des produits comme le pain restant. Le pain figure parmi les aliments les plus gaspillés, car il est généralement préparé le jour du service et n’est plus considéré comme suffisamment frais pour être servi le lendemain. Pourtant, rien n’empêche de lui donner une seconde utilité ailleurs.

Ce n’est qu’un aperçu des possibilités offertes par de simples ajustements des procédures quotidiennes. Il est possible de limiter la détérioration des aliments en veillant à ce qu’ils soient correctement emballés à leur arrivée et convenablement stockés après ouverture. Utiliser du film alimentaire pour emballer des portions de poulet ou des fruits frais peut sembler paradoxal du point de vue du développement durable. Pourtant, l’empreinte environnementale de la petite quantité de film utilisée est nettement inférieure à celle du gaspillage alimentaire qu’elle peut permettre d’éviter.

Chez Prowrap, nous travaillons en étroite collaboration avec le secteur de la restauration afin de développer des solutions professionnelles qui optimisent encore davantage l’efficacité de nos produits. Par exemple, notre gamme de recharges Speedwrap spécialement conçues pour le film alimentaire, le papier aluminium et le papier sulfurisé contribue à éviter les erreurs de découpe et l’utilisation excessive d’emballage dans les environnements où le rythme de travail est soutenu.

Nous avons également développé Ecocling, un film sans PVC et entièrement recyclable, conçu pour aider votre cuisine à s’inscrire dans une économie circulaire. Il offre les caractéristiques recherchées par les chefs et les équipes de cuisine : élasticité, résistance, hautes performances barrières et facilité de découpe. Il a notamment été utilisé dans le cadre de la restauration lors de la conférence COP26 à Glasgow.

Le gaspillage alimentaire est un problème mondial majeur, c’est indéniable. Mais en apportant de nombreux petits changements aux opérations quotidiennes, par exemple en adoptant une politique rigoureuse d’emballage des aliments en cuisine à l’aide de film alimentaire ou de papier aluminium professionnel, chaque établissement peut contribuer progressivement à réduire ce problème, assiette après assiette, jusqu’à ce qu’il appartienne au passé.

Speedwrap Pro plastic savings calculator

Total number of rolls used per month

To illustrate the scale of the saving, if the plastic waste was stacked in height, it would result in the following:

Annual plastic savings:

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